Alors que l’isolement diplomatique du Rwanda se renforce, Paul Kagame multiplie ses manœuvres au Kenya. Ses démarches, menées dans l’ombre, inquiètent Kinshasa et suscitent l’attention de la communauté internationale, menaçant la stabilité de la région des Grands Lacs.
Par Médina
Selon plusieurs analystes et spécialistes des questions internationales, l’arrivée de Evariste Ndayishimiye à la présidence tournante de l’Union africaine change profondément le climat régional. Le Burundi n’a jamais soutenu la thèse sécuritaire avancée par Kigali concernant la crise dans l’est de la République démocratique du Congo.
Parallèlement, les accusations contre le Rwanda se multiplient et les rapports d’ONG internationales deviennent de plus en plus sévères. Sur le plan diplomatique, Kinshasa adopte une posture de plus en plus offensive.
Alors que la communauté régionale et internationale s’emploie à mettre fin à l’agression dont est victime la RDC, plusieurs sources indiquent que Paul Kagame intensifie ses manœuvres diplomatiques, notamment au Kenya.
Ces sources précisent qu’il aurait engagé des intermédiaires pour entrer en contact avec certains responsables gouvernementaux, dans l’optique de préparer, à terme, une possible proclamation d’indépendance des entités territoriales sous contrôle de forces qui lui sont associées.
Une telle initiative constituerait une escalade grave, menaçant non seulement la souveraineté congolaise, mais aussi la stabilité de l’ensemble de la région des Grands Lacs.
Face à ces manœuvres, la vigilance nationale, régionale et internationale demeure essentielle : l’enjeu dépasse désormais un simple conflit pour toucher à l’intégrité territoriale, au respect du droit international et à l’équilibre géopolitique africain.













