Martin Fayulu ne serait-il pas en avance sur certaines questions, avec une meilleure projection sur les enjeux multiples qui guettent le pays de Lumumba. Mobutu a dirigé le Zaïre d’une main de fer pendant 32 ans, avant d’être plaqué au sol par le vent AFDLien en mai 1997.
Par Gédéon ATIBU
Que ce fut dur pour y parvenir ! Six ans avant le départ précipité du Maréchal, la Conférence Nationale Souveraine (CNS), censée résoudre le problème et ouvrir une nouvelle ère de démocratisation, avait viré au fiasco. Quelques mois plus tôt, la manifestation à Kinshasa le 16 février 1992 pour exiger la réouverture de la conférence avait été réprimée dans le sang.
Martin Fayulu, témoin privilégié de cette barbarie du régime de Mobutu, s’en souvient encore 34 ans après. A cet effet, la coalition Lamuka a organisé ce lundi 16 février une messe à Saint Joseph en mémoire des victimes à la paroisse de Saint Joseph à Matonge, dans la commune de Kalamu
Une activité symbolique qui ramène à la surface la question de l’urgence nationale à l’heure où le pays se trouve à la croisée des chemins.
Conscient cet état de choses, Martin Fayulu, candidat aux présidentielles de 2018 et 2023 croit dur comme fer que « le combat pour tourner la page de la dictature et de poser les bases d’un véritable État de droit demeure trente-quatre ans plus tard », a-t-il écrit ce matin sur son compte X.
Mieux qu’une posture, c’est un état d’esprit : un rôle de première force politique et de témoin privilégié de l’histoire politique au cours de ces trois dernières décennies. L’histoire semble se répéter 34 ans après, avec les appels incessants à la tenue d’un dialogue national inclusif pour sauver ce qui peut encore l’être. Et si tout le monde emboîtait le pas à cette conscience de la responsabilité historique ?













