Par Patient MBY
Le Rwanda et la République démocratique du Congo ont signé un accord de paix global sous l’égide du secrétaire d’État américain Marco Rubio ce vendredi 27 juin. Le porte-parole du gouvernement congolais voit les intérêts de la RDC défendus dans les prescrits de cet accord visant à mettre fin à la guerre de la partie Est de la RDC.
Selon Patrick Muyaya, l’accord entre Kinshasa et Kigali n’a pas pour objectif de « brader aucun intérêt de la République démocratique du Congo » ni de concéder le « seul centimètre » ou une ressource minière du pays au profit du Rwanda.
« Je pense que du point de vue du respect de l’intégrité territoriale, c’est la garantie. Il faut lire l’accord et les différents chapitres tels qu’ils se grainent », a déclaré le ministre de la Communication et porte-parole dans une vidéo postée sur son compte X.
Muyaya indique que cet accord a été signé après lecture et relecture pour qu’aucun détail ne soit pris au hasard et « qu’il n’y a aucun intérêt de la République démocratique du Congo qui n’a pas été consacré dans les textes qui ont été signés.
Alors que d’aucuns s’interrogent sur l’avenir des Forces rwandaises qui ne se sont toujours pas retirées du territoire congolais, Patrick Muyaya donne des éclaircissements en s’appuyant sur le CONOPS de 2024.
« Nous étions à Luanda, où nous étions en train de discuter avec le Rwanda. Il avait été convenu de faire un plan harmonisé, où on disait : « On fait d’une part le retrait des mesures de défense qui concernent le Rwanda, donc les plans des désengagements, parce que quand on parle de désengagement, c’est un ensemble. Les militaires, quand ils vont sur le front, ont dit un engagement, c’est-à-dire on amène le troupeau, on amène le matériel, on amène tout ce qu’il faut. Ici, on parle des désengagements et d’autre part, on parle d’un plan harmonisé. Le CONOPS, c’est un document établi par des États-majors. Il y avait des discussions autour des médiateurs angolais où nos experts militaires et les experts militaires rwandais se sont accordés », a-t-il expliqué.
Et d’ajouter : « Ici, les troupes rwandaises vont se retirer, parce qu’on s’est donné des délais, on a mis en place des mécanismes qui doivent commencer à fonctionner, parce que l’accord doit déjà donner les résultats de pourquoi il a été signé ».
Il espère par ailleurs que la cessation du soutien du Rwanda aux rebelles du M23, comme repris dans l’accord, permettra de régler la problématique du M23 qui est en négociation avec le gouvernement de Kinshasa depuis quelques mois au Qatar dans le cadre du processus de Doha.
« Donc nous présumons que, par les rapports qui existent entre le M23 et le Rwanda, il y aura des discussions qui se feront à ce niveau-là, parce qu’il n’y aura plus de soutien. Le Rwanda s’est engagé, cette fois-ci, pour la paix. Et nous aurons l’occasion de conclure, autour de Doha, la discussion avec le M23 sur un certain nombre de points », a-t-il indiqué.
Concernant la confusion qui s’installe sur le concept d’intégration conditionnelle des forces armées non étatiques, Patrick Muyaya précise qu’il ne s’agit pas du mixage et brassage, mais d’une insertion de ces forces dans l’armée congolaise en respectant les critères de recrutement tels qu’établis.











