Nord-Kivu : l’insécurité due aux ADF paralyse l’éducation à Lubero

Par Héritier T

La recrudescence de la violence dans le territoire de Lubero, au Nord-Kivu, orchestrée par les rebelles ougandais des Forces Démocratiques et Alliées (ADF), a de graves répercussions sur le secteur de l’éducation. Pas moins de 14 écoles primaires et secondaires du groupement Mwenye, dans la sous-division de Njiapanda, ont dû fermer leurs portes en raison de l’insécurité persistante.

Muhindo Lukando, vice-président du conseil pédagogique paroissial de Masoya, a exprimé son inquiétude quant aux conséquences de cette situation sur l’avenir des enfants. « Toutes les écoles sont déjà désertes. Cela est dû à l’activisme des ADF. Cette situation a touché 14 écoles de la zone », a-t-il déclaré.

Face à cette paralysie de l’éducation, M. Lukando appelle le gouvernement congolais à agir rapidement pour mettre un terme à cette crise sécuritaire. Il souligne l’urgence de rétablir la paix dans la région afin de permettre aux enfants de retourner à l’école et de poursuivre leur apprentissage.

Il est important de rappeler que la province du Nord-Kivu est en proie à une insécurité chronique, alimentée par la présence de groupes armés tels que les ADF et le M23, soutenus par le Rwanda. Ces conflits ont des conséquences dévastatrices sur la population civile, notamment sur les enfants, qui sont privés de leur droit à l’éducation.

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