Nouvelle tragédie à Rubaya : le gouvernement annonce des démarches judiciaires à l’international contre l’exploitation illégale des minerais

Le site minier de Rubaya, riche en coltan, est devenu le théâtre des éboulements meurtriers de terrain causant des centaines de morts, notamment des nourrissons et des enfants. Samedi 07 mars, un autre glissement de terrain a été signalé dans les galeries du site minier de Gakombe, situé à Rubaya, dans le territoire de Masisi, au Nord-Kivu, un énième accident minier qui a suscité l’indignation du gouvernement congolais.

Par Patient MBY

Dans un communiqué publié ce dimanche 08 mars, le gouvernement congolais a exprimé sa profonde consternation face à ce qu’il qualifie de tragédie humaine, survenue samedi 07 mars au site minier de Gakombe, à Rubaya.

Selon un bilan provisoire reçu de sources concordantes, rapporté au ministère de la Communication, cet accident minier causé par des pluies diluviennes a fait plusieurs morts, de nombreux blessés et des dégâts matériels importants signalés dans des habitations à proximité du site affecté, au village Kalambairo, provoquant des traumatismes au sein de la population.

Pour Kinshasa, la sécurité dans cette zone reste compromise par la rébellion de l’AFC-M23 qui contrôle ce site, ce qui limite l’accès aux lieux du drame, empêchant l’établissement d’un bilan précis de cette catastrophe par des sources indépendantes et locales.

Cet éboulement s’ajoute à celui survenu le 03 mars en cours dans le même site, causant la mort d’environ 200 personnes, dont des creuseurs artisanaux soumis à des conditions de travail « dangereuses », une situation qui met en lumière les risques extrêmes auxquels sont exposées les populations civiles, notamment les creuseurs artisanaux et les enfants « forcés de travailler dans des galeries instables et non sécurisées ».

Face à la persistance de l’exploitation minière illégale, le gouvernement congolais annonce le lancement des démarches judiciaires devant les juridictions internationales compétentes contre les bénéficiaires directs ou indirects de l’exploitation illégale des minerais. Une documentation sur les violations des droits humains, ainsi que sur les circuits de commercialisation illégale en provenance des zones occupées par l’AFC-M23, est amorcée en amont pour que les responsabilités soient établies.

Le gouvernement rappelle le statut de « zone rouge » du site minier de Rubaya, interdisant l’extraction, la transformation et la commercialisation de ces minerais, rassurant quant au rétablissement de l’autorité de l’État sur toute l’étendue de la République démocratique du Congo.

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