Présente à la grand-messe mondiale de l’industrie minière à Toronto, la République démocratique du Congo met en avant son potentiel stratégique en minerais critiques. Portée par son ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, la délégation congolaise défend une vision axée sur la gouvernance, la transformation locale et la sécurisation des chaînes d’approvisionnement mondiales.
Par Medina
La République démocratique du Congo prend part, depuis dimanche, à la convention annuelle de la Prospectors & Developers Association of Canada (PDAC 2026), considérée comme le plus grand forum mondial dédié à l’exploration et au développement minier. Organisée à Toronto, au Canada, la rencontre se tient jusqu’au 4 mars et réunit près de 27 000 professionnels, représentants gouvernementaux et investisseurs issus de plus de 125 pays, au Centre des congrès de l’Ontario.
La délégation congolaise, conduite par le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, y porte un message clair : positionner la RDC comme un acteur incontournable des minerais critiques, indispensables à la transition énergétique mondiale. Cuivre, cobalt, lithium ou encore coltan figurent parmi les ressources stratégiques mises en avant pour attirer les investisseurs internationaux.
Dans un communiqué officiel, le ministère souligne les avancées réalisées en matière de gouvernance, de transparence et de traçabilité. Il met également en avant la politique de transformation locale à travers les zones économiques spéciales, destinée à renforcer la valeur ajoutée sur le sol congolais.
« La RDC affirme sa place stratégique dans le secteur minier mondial », indique le document.
Selon Louis Watum Kabamba, la souveraineté minérale commence bien avant l’ouverture d’une mine, notamment par une meilleure connaissance géologique et une maîtrise accrue des projets. Une ambition industrielle assumée, soutenue par des actions concrètes visant à rompre avec le modèle « mine-port » hérité de l’époque coloniale.
« La République démocratique du Congo a choisi de faire de l’exploitation de ses minerais un levier de développement durable. Notre ambition est de devenir un acteur industriel central dans les chaînes de valeur mondiales des minerais et métaux de transition », a insisté le ministre.
Après une première phase marquée par des échanges soutenus, des rencontres stratégiques et des discussions autour des enjeux du secteur, la RDC défend à Toronto une vision plus large : celle d’un pays africain déterminé à transformer ses richesses, à maîtriser son destin industriel et à redéfinir sa place dans l’économie mondiale.













