Pêche, PDL 145-T et RTNC : les députés nationaux pointent les failles

La chambre basse du Parlement a tenu une séance plénière stratégique ce vendredi 10 avril 2026. Au menu : la modernisation du cadre juridique de la pêche, l’évaluation critique du programme de développement des 145 territoires (PDL 145-T) et l’avenir de la RTNC.

Par MEDINA

L’heure est au renforcement du contrôle parlementaire au Palais du Peuple. Conformément aux articles 193 et 194 du Règlement intérieur, les commissions permanentes ont défilé à la tribune pour soumettre leurs conclusions à la sagacité de la représentation nationale.

Le fait marquant de cette session est sans nul doute l’examen du rapport de la commission Environnement (ETRNDD) en sigle. Portée par les députés Patrick Eshiba et Pierre Sumey, la proposition de loi examinée vise à abroger un décret obsolète datant de 1937.

Pour les commissaires, il s’agit d’une urgence nationale : doter la RDC d’un instrument juridique « rénové et approprié » capable d’intégrer les évolutions technologiques et les impératifs environnementaux.

L’objectif est de garantir la sécurité alimentaire des Congolais et transformer ce secteur en véritable moteur de croissance économique. La commission dispose désormais de 48 heures pour intégrer les dernières observations des députés.

La commission Aménagement du territoire, Infrastructures et NTIC (ATI-NTIC) en sigle, présidée par Caroline Bemba, a présenté un diagnostic sans complaisance suite aux auditions du Vice-Premier ministre du Plan, Guylain Nyembo, et de la Directrice Générale de la RTNC, Sylvie Elenge.

Concernant le PDL 145-Territoires, la commission a pointé des faiblesses dans l’exécution de ce programme phare, tout en formulant des recommandations strictes pour garantir l’accès aux services sociaux de base dans l’arrière-pays.

Quant à la RTNC, le constat est sans appel : la modernisation de la chaîne nationale est une question de souveraineté . Le rapport plaide pour une politique nationale des médias forte afin de redonner à la voix de la RDC son rayonnement international.

Outre les dossiers législatifs, la séance a été marquée par la lecture de motions d’information poignantes. Le député Hyppolite Ndjadi a alerté sur l’état de dégradation avancé des infrastructures à Lubefu, tandis que l’élu Gloire Mbemba a interpellé l’assemblée sur la recrudescence des violences conjugales et un récent cas de féminicide à Kinshasa.

Pour rappel, le Professeur Tshilumbayi a exhorté les députés à maintenir ce cap. Pour le Premier Vice-Président, la qualité de la production législative dépend directement de la rigueur et de l’engagement des commissions permanentes.

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