Pétition contre Bahati : Juvénal Munubo dénonce « un manque de respect » à l’égard du chef de l’État

L’onde de choc, après la sortie médiatique du mercredi 4 mars de Modeste Bahati Lukwebo, continue de se propager. Les critiques viennent de la famille politique du président de la République qui y voit une sorte de rébellion à l’approche de la présidentielle de 2028. Bahati afficherait son ambition ou une question de code moral ?

Par Gédéon ATIBU

Cloué au pilori, Modeste Bahati Lukwebo peut compter sur un soutien fort de Juvénal Munubo, député national honoraire.

La vérité ne se prostitue pas, dit-on. « Chercher à régler des comptes à un responsable politique au nom du chef de l’État sans sa procuration parce qu’il a dit la vérité qui concerne la stabilité institutionnelle, c’est manquer de respect au Président de la République », a-t-il écrit dans un post sur X.

Membre de l’AFDC qu’il a rejoint en décembre 2024 après avoir quitté le parti de Kamerhe, Juvénal Munubo n’hésite pas à dénoncer « la pétition » et le « lynchage médiatique » dont fait l’objet le 2e Vice-président du Sénat :

« Les flatteurs et courtisans devraient être désabusés et non gratifiés dans une République démocratique », a-t-il ajouté.

Les réactions vont dans tous les sens pour les pro et anti révisionnistes. Seul le président de la République, arbitre suprême du bon fonctionnement des institutions, dispose de la légitimité nécessaire pour clore ce débat houleux. En brisant le silence, il pourrait désavouer les excès de zèle de ses partisans tout en clarifiant sa position sur les réformes constitutionnelles. C’est finalement l’arbitrage de la rue et de la classe politique qui dira si cette polémique marque une rupture définitive ou une simple secousse au sein de l’Union Sacrée.

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