Face aux accusations de pollution de l’air visant la société Tenke Fungurume Mining (TFM) dans la province du Lualaba, le gouvernement congolais annonce l’envoi d’une mission d’experts à Fungurume afin de vérifier les faits et d’évaluer l’impact environnemental sur des bases scientifiques.
Par Medina
Cette intervention gouvernementale fait suite à la diffusion d’informations par plusieurs médias internationaux faisant état d’impacts sanitaires alarmants sur les populations de Fungurume. Tout en qualifiant ces informations d’« allégations non vérifiées » à ce stade, le gouvernement souligne l’exigence de conclusions fondées sur des procédures techniques et scientifiques établies.
À l’issue d’une réunion de concertation présidée par le cabinet du ministre des Mines, deux mesures immédiates ont été arrêtées : la convocation de TFM, dont la direction est appelée à produire les éléments techniques justifiant le respect de ses obligations environnementales ; et l’envoi d’une mission de terrain. Une équipe d’experts multidisciplinaires (Mines et Environnement) sera déployée à Fungurume pour réaliser des analyses techniques indépendantes sur la qualité de l’air et la conformité des rejets.
Le gouvernement congolais insiste sur le fait que cette mission garantira une impartialité totale et que les conclusions seront rendues publiques. Le communiqué est clair : si les faits de pollution sont avérés, des mesures administratives, environnementales et judiciaires seront prises conformément aux lois de la République.
Cette mise au point rappelle aux opérateurs miniers leur obligation de respecter le Code minier de 2018, notamment en matière de prévention et de réparation des dommages environnementaux, réaffirmant ainsi la priorité accordée à la protection des populations riveraines des sites extractifs.













