Par Reporter.cd
Les Afghans installés au Qatar s’opposent au projet américain qui prévoit leur transfert vers la République démocratique du Congo. Ces familles avaient été évacuées après la chute de leur pays aux mains des talibans et vivaient dans un ancien camp militaire américain au Qatar, pensant qu’il s’agissait d’une étape avant leur installation aux États-Unis. Mais aujourd’hui, elles découvrent qu’une autre destination est envisagée, ce qui les inquiète.
Ces hommes et ces femmes rappellent qu’ils ont travaillé aux côtés des forces américaines pendant la guerre en Afghanistan. Certains servaient comme interprètes, d’autres apportaient un soutien direct aux opérations. Ils expliquent que cet engagement les empêche désormais de retourner dans leur pays, où ils risquent des représailles. Pour eux, la seule solution reste le respect des promesses faites par les États-Unis, qui leur avaient assuré une réinstallation sur le territoire américain.
Face à l’idée d’un transfert vers la RDC, ils expriment un refus total. Ils disent ne pas avoir de famille dans ce pays, ne pas en connaître la langue ni les réalités. Ils évoquent aussi les problèmes de sécurité et estiment qu’ils ne peuvent pas exposer leurs enfants à une nouvelle situation difficile. Après des années de guerre et de fuite, ils affirment qu’ils ne veulent pas recommencer une vie dans un contexte qu’ils jugent incertain, surtout que la RDC elle-même est en guerre.
Plusieurs organisations partagent les mêmes inquiétudes et critiquent ce projet. Elles estiment que proposer la RDC pourrait être une stratégie pour pousser ces Afghans à refuser le transfert. Selon elles, ce refus pourrait ensuite servir d’argument pour les renvoyer vers l’Afghanistan, malgré les dangers réels qui les attendent dans ce pays.
Aujourd’hui, ces familles restent bloquées au Qatar, vivant dans des conditions compliquées et sans visibilité sur leur avenir. Elles continuent d’espérer une solution claire et demandent aux autorités américaines de respecter leurs engagements, afin de leur permettre de vivre enfin en sécurité après des années de conflit et d’incertitude.
Ce refus pourrait également être un ouf de soulagement pour de nombreux Congolais qui se posaient déjà de nombreuses questions sur les contours autour du projet migratoire RDC-USA. Des critiques se sont multipliées, appelant Kinshasa à éviter d’accueillir des migrants dans un contexte sécuritaire aussi difficile.













