Rapatriement de 39 Congolais depuis le Rwanda : une polémique éclate autour de leur identification

Par Emmanuel Medina

Le rapatriement de 39 personnes depuis le Rwanda vers la République démocratique du Congo suscite une controverse à Goma. Arrivés mercredi 29 juillet par le poste frontalier de la Grande Barrière, ces Congolais ont contesté leur présentation comme d’anciens combattants des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR).

Selon plusieurs témoignages recueillis à leur arrivée, ces personnes affirment être des civils originaires notamment des territoires de Masisi et de Rutshuru, dans la province du Nord-Kivu. Elles rejettent toute affiliation aux FDLR et dénoncent une tentative de les assimiler à un groupe armé.

Les autorités de l’AFC/M23, qui contrôlent actuellement Goma, ont également contesté cette opération. Oscar Balinda, porte-parole adjoint de ce mouvement, a accusé le gouvernement congolais et la MONUSCO d’avoir présenté à tort ces personnes comme des membres des FDLR.

Le rapatriement intervient alors que Kinshasa et Kigali restent engagés dans des discussions sur le désarmement et le retour des combattants FDLR au Rwanda. Un processus qui constitue l’un des principaux points de tension entre les deux pays.

Kigali accuse depuis plusieurs années les autorités congolaises de ne pas neutraliser suffisamment ce groupe armé, tandis que Kinshasa affirme avoir pris des engagements pour lutter contre les forces négatives opérant sur son territoire.

Cette nouvelle affaire relance les interrogations sur les mécanismes d’identification et de suivi des personnes concernées par les programmes de désarmement, démobilisation, réinsertion et rapatriement dans la région des Grands Lacs.

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