Le gouvernement congolais passe à l’action face à la saison des pluies déjà annoncée à haut risque. Lors de la 66ᵉ réunion du Conseil des ministres, la Première ministre Judith Suminwa Tuluka a tiré la sonnette d’alarme, sur la base des prévisions de l’Agence nationale de météorologie et de télédétection par satellite (METTELSAT), qui alertent sur d’éventuelles inondations et perturbations environnementales à travers le pays.
Face à la menace, la cheffe du Gouvernement a appelé à une réponse coordonnée, anticipative et opérationnelle, instruisant les ministères concernés à intégrer systématiquement les données météorologiques dans leurs actions préventives.
Un dispositif national activé
Conformément à la Politique nationale de gestion des risques de catastrophe, approuvée le 31 octobre 2025 lors du 65ᵉ Conseil des ministres, Judith Suminwa a chargé le Vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières, d’activer ses services spécialisés, notamment la Cellule permanente d’alerte et d’urgence.
Mission : actualiser et transmettre au Gouvernement un cadre opérationnel d’analyse des risques et de contingence, capable de répondre aux effets attendus des inondations.
Kinshasa sous pression : curage, démolitions et assainissement
La Première ministre a aussi donné des instructions fermes au Ministre d’État chargé de l’Urbanisme et Habitat, de travailler, avec le Gouverneur de la ville de Kinshasa et les services techniques, à :
accélérer les démolitions dans les zones non aedificandi,
intensifier le curage des caniveaux,
assurer l’évacuation des immondices.
Ces mesures visent à atténuer l’impact des fortes précipitations dans la capitale, régulièrement confrontée aux inondations aggravées par l’urbanisation incontrôlée et l’obstruction des réseaux de drainage.
Ultimatum sur les travaux de voirie
Sur le chapitre des infrastructures, la Première ministre a exigé le respect strict du délai de décembre 2025 pour la livraison des travaux de voirie à Kinshasa. Elle a instruit les ministres des Infrastructures et Travaux publics et des Finances de lui transmettre dans un délai de 72 heures un rapport détaillé sur l’état des paiements dus aux entreprises prestataires.













