RDC : Catherine Nzuzi wa Mbombo, icône du mobutisme et pionnière du leadership féminin, s’éteint

La République Démocratique du Congo perd l’une de ses figures politiques les plus marquantes. Catherine Nzuzi wa Mbombo, affectueusement appelée « Maman Nzuzi », est décédée ce mercredi 18 mars 2026. Véritable pilier de l’époque du Zaïre et pionnière de l’engagement féminin au sommet de l’État, elle laisse derrière elle l’héritage d’une femme de caractère et de convictions.

Par medina

Née en 1944 dans le Sankuru, Catherine Nzuzi wa Mbombo a incarné pendant des décennies la puissance au féminin. parmi les proches du Maréchal Mobutu Sese Seko, elle a gravi tous les échelons du Mouvement Populaire de la Révolution (MPR).

Commissaire d’État (ministre), gouverneure de la ville de Kinshasa et conseillère privée du Chef de l’État, elle était l’une des rares voix écoutées dans le premier cercle du pouvoir zaïrois. 

Après la chute du régime en 1997, alors que beaucoup tournaient le dos au passé, elle est restée fidèle à ses idéaux. En tant que présidente du MPR-Fait Privé, elle a maintenu vivante la flamme du mobutisme, participant activement au dialogue inter-congolais de Sun City. En 2006, elle marquait l’histoire en étant l’une des rares femmes candidates à l’élection présidentielle en RDC. 

Au-delà de ses appartenances partisanes, Catherine Nzuzi wa Mbombo était respectée pour sa rigueur et son franc-parler. Elle a ouvert la voie à de nombreuses femmes en politique, prouvant que la compétence et le savoir-faire n’ont pas de genre. Son parcours reste un cas d’école de résilience politique dans une période de turbulences majeures pour le pays. 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ne manquez aucune nouvelle importante. Abonnez-vous à notre newsletter.