L’opposant congolais Claudel Lubaya a publié, sur son compte X (anciennement Twitter), un texte d’une rare virulence dans lequel il accuse la Présidence de la République de détournement massif de fonds publics. Selon lui, l’institution présidentielle aurait « dilapidé » près d’un milliard de dollars en moins d’un an, révélant ce qu’il qualifie de « délinquance financière institutionnalisée » sous le régime du président Félix Tshisekedi.
Le « Peuple d’Abord » Devenu « Nous d’Abord »
Dans sa déclaration, M. Lubaya oppose la situation socio-économique du pays aux dépenses attribuées à la Présidence. Il affirme que, tandis que la RDC « s’enfonce dans la pauvreté, l’insécurité et un chômage endémique », l’Exécutif pratiquerait une gestion financière « délictueuse, indécente et révélatrice ».
L’opposant s’en prend vivement au slogan de campagne du Chef de l’État :
« Il a définitivement enterré son slogan “le peuple d’abord” pour adopter en pratique un cynique “nous d’abord”. L’argent public est devenu sa caisse personnelle, dépensé sans limite, sans transparence et sans aucun respect pour les Congolais. Sous Tshisekedi, le détournement est un système, pas un accident. »
Dépenses Personnelles et Opacité Budgétaire
Claudel Lubaya soutient que les montants en question ne relèvent ni des dépenses de souveraineté ni de l’effort de guerre. Il affirme qu’ils seraient destinés à « entretenir le train de vie royal » du Président.
Il rappelle par ailleurs que les dépenses liées à la sécurité et à la défense sont gérées dans d’autres rubriques par les ministères concernés, mais selon lui avec la même opacité.
L’ancien député conclut en dénonçant l’illusion créée par les hausses budgétaires annoncées par le gouvernement, estimant qu’elles sont « systématiquement englouties » par des dépassements injustifiés et une gestion financière qu’il juge prédatrice.
Cette publication ravive le débat sur la transparence et la redevabilité dans la gestion des finances publiques, un enjeu central du paysage politique congolais.













