RDC : Ebola quasi éradiquée, le choléra et le Mpox sous surveillance

Par pierre Kabakila

Le ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, Dr Roger Kamba, a présenté la situation épidémiologique en République démocratique du Congo, lors de la 66ᵉ réunion du Conseil des ministres. Si l’épidémie d’Ebola évolue vers son terme, le choléra et le Mpox continuent d’exiger une surveillance accrue des autorités sanitaires.

Ebola : 24 jours avant la déclaration de fin

Selon le ministre, la RDC est à 24 jours du décompte final avant la déclaration officielle de la fin de l’épidémie d’Ebola, à condition qu’aucun nouveau cas ne soit enregistré.

Les indicateurs actuels sont encourageants :

Aucun cas confirmé notifié du 26 septembre au 05 novembre 2025, soit 41 jours sans contamination enregistrée ;

Dernier patient guéri sorti du Centre de traitement le 19 octobre 2025 ;

Derniers contacts sortis de la cohorte de surveillance depuis le 17 octobre 2025.

Ces éléments confirment une tendance positive et soutiennent l’optimisme des autorités sanitaires.

Choléra : baisse des cas mais forte létalité

Pour le choléra, la 43ᵉ semaine épidémiologique fait état d’une baisse des nouveaux cas :

1.069 cas suspects, contre 1.231 la semaine précédente ;

38 décès, soit un taux de létalité de 3,6 %.

Cependant, Kinshasa inquiète avec 26 nouveaux cas suspects dont 6 décès, révélant une résurgence préoccupante dans la capitale congolaise.

Mpox : recul global mais foyers persistants

L’épidémie de Mpox (variole du singe) montre également un recul global des cas positifs. Toutefois, certaines provinces restent des zones de vigilance :

Sud-Kivu : 252 cas, contre 146 la semaine précédente ;

Sankuru : 257 cas, contre 276 la semaine précédente.

« Malgré la baisse générale, la situation demeure préoccupante dans certaines provinces », a souligné le ministre Roger Kamba.

Face à ces trois épidémies, le ministre a présenté les actions de riposte en cours, ainsi que des recommandations adressées au Gouvernement pour intensifier la surveillance, renforcer la réponse sanitaire et soutenir les mécanismes de prévention dans les zones à risque.

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