Par pierre Kabakila
Le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, a dressé lundi 8 décembre 2025, un tableau alarmant de la situation sécuritaire dans l’Est du pays, lors de son discours sur l’état de la nation devant le Congrès, réunissant les deux chambres du Parlement. Il a qualifié l’année 2025 comme l’une des plus sombres que la République démocratique du Congo ait connues depuis des décennies, en raison de l’intensification des violences armées dans les provinces du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et de l’Ituri.
Le chef de l’État a pointé du doigt la coalition M23/AFC, qu’il accuse de bénéficier du « soutien direct » de l’armée rwandaise, d’avoir déclenché une vaste offensive militaire. Cette agression a notamment conduit à la prise de Goma et Bukavu, ainsi qu’à la multiplication de violations graves des droits humains. Félix Tshisekedi a dénoncé « une entreprise organisée de prédation des ressources naturelles congolaises » et « une tentative de déstabilisation des institutions », marquée par des exécutions sommaires, des violences sexuelles systématiques et des déplacements massifs de populations.
En Ituri, le président a également relevé la persistance d’un cycle de violence alimenté par la présence de milices locales et étrangères. Il a rappelé l’engagement des FARDC à défendre l’intégrité du territoire national, tout en appelant la nation à rester unie, vigilante et mobilisée pour faire face aux menaces sécuritaires qui compromettent la paix et la souveraineté du pays.













