RDC : la CNDH et le gouvernement misent sur un suivi renforcé des droits humains

RDC : la CNDH et le gouvernement misent sur un suivi renforcé des droits humains

Par Emmanuel Medina

La Première ministre, Judith Suminwa Tuluka, a échangé mercredi 16 septembre 2026 à Kinshasa avec une délégation de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH), conduite par son président, Paul Nsapu. Les discussions ont porté sur le renforcement de la collaboration entre le gouvernement et cette institution d’appui à la démocratie dans le domaine de la protection des droits humains et des libertés publiques.

Judith Suminwa était accompagnée de plusieurs membres du gouvernement, dont Ève Bazaiba, ministre d’État chargée des Affaires sociales, Actions humanitaires et Solidarité nationale, Samuel Mbemba, ministre des Droits humains, Micheline Ombae, ministre du Genre, Famille et Enfants, Noëlla Ayeganagato, vice-ministre des Affaires étrangères, ainsi que Grâce Yamba, vice-ministre des Finances.

Le président de la CNDH, Paul Nsapu, a souligné que cette collaboration devait s’inscrire dans le respect des compétences et de l’indépendance de chaque institution. Il a notamment rappelé que la CNDH exerce son mandat conformément aux Principes de Paris, adoptés en 1993 par l’Assemblée générale des Nations unies, qui consacrent notamment l’indépendance des institutions nationales des droits de l’homme.

Pour améliorer le traitement des requêtes et faciliter l’échange d’informations, la Première ministre a instruit les responsables sectoriels de renforcer le dispositif des points focaux de la CNDH au sein des différents ministères.

Trois secteurs ont été identifiés comme prioritaires. Dans le domaine de la Justice, la CNDH souhaite faciliter l’accès de ses inspecteurs aux prisons, cachots et maisons d’arrêt, tout en renforçant la formation des magistrats et des agents judiciaires aux droits humains.

Au ministère de l’Intérieur, l’accent sera mis sur le respect des délais légaux de garde à vue, la protection des droits humains lors des opérations de maintien de l’ordre et le contrôle des conditions de détention dans les postes de police.

À la Fonction publique, il est notamment prévu d’intégrer des modules consacrés aux droits fondamentaux et à la déontologie dans les programmes de formation des agents de l’État.

Ce cadre d’échanges réguliers vient compléter les actions menées avec le ministère des Droits humains en vue d’assurer un suivi continu de la situation humanitaire et sécuritaire sur le terrain.

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