Par Patient MBY
Le gouvernement congolais a annoncé le lancement d’une mission chargée de contrôler « rigoureusement » les effectifs des fonctionnaires et agents de l’État. Cette décision intervient après avoir constaté une pression montante de la masse salariale.
D’apres la 60ᵉ réunion du Conseil des ministres, lors d’une réunion conjoncturelle tenue le 24 septembre a révélé que l’augmentation de la masse salariale dépasserait la moitié des recettes mobilisées par les régies financières. Les conséquences vont de la fragilisation des finances publiques à la réduction de la capacité de l’État à orienter certains fonds vers des investissements prioritaires pour le développement du pays.
Face à la croissance de la masse salariale, la Première ministre a instruit les ministres de la Fonction publique et du Budget d’auditer sur cette situation pour découvrir les irrégularités, notamment les doublons, les sureffectifs et les avantages indus, afin de toiletter l’annuaire des cadres et agents de l’État réguliers. Cet audit aidera, selon Judith Suminwa, à maîtriser la masse salariale.
« Une telle démarche permettra non seulement de maîtriser durablement la masse salariale, mais aussi de dégager des économies significatives pour réorienter les ressources publiques vers les priorités sociales afin de consolider les acquis sociaux et d’améliorer le bien-être de la population », a déclaré la cheffe du gouvernement.
Cette mesure vient s’ajouter à une longue liste de contrôles exercés par le ministre de la Fonction publique Jean-Pierre Lihau pour maîtriser les effectifs des fonctionnaires et agents de l’État, en mettant en place un annuaire numérique alphabétisé. Cependant, à partir de ce constat fait par le comité de conjoncture économique, d’aucuns s’interrogent sur l’efficacité des mesures précédemment mises en œuvre pour assainir la Fonction publique.













