RDC : Le gouvernement congolais à Doha pour des pourparlers décisifs avec le M23 et le Rwanda

Par R. Lebisabo

Des pourparlers cruciaux pour l’avenir de l’Est de la République Démocratique du Congo (RDC) se tiennent actuellement à Doha, capitale du Qatar. Une étape significative a été franchie avec l’arrivée conjointe du ministre congolais de l’Intérieur, Jacquemain Shabani Lukoo, et de son homologue rwandais, Vincent Biruta, confirmant le niveau élevé des discussions entre le gouvernement congolais, le Rwanda et la rébellion du M23-AFC.

Selon des informations rapportées par RFI, la présence des deux ministres à Doha fait suite à une invitation du médiateur qatari. Toutes les parties impliquées dans l’accord de Washington du 27 juin 2025, ainsi que ses garants – notamment les États-Unis d’Amérique, le Togo et la Commission de l’Union Africaine (UA) – sont également conviées en tant qu’observateurs. L’objectif partagé est de trouver une solution de paix durable pour la région déchirée par le conflit.

Des sources diplomatiques citées par le média français décrivent cette phase de négociations comme « déterminante » et de « niveau élevé », soulignant l’importance de la participation de si hautes personnalités des deux pays. L’accord récent entre Kigali et Kinshasa avait d’ailleurs mis l’accent sur la nécessité de l’implication des ministres lors des prochaines étapes des discussions avec la rébellion du M23-AFC.

Les discussions actuelles visent à aborder la nature profondément enracinée du conflit dans l’Est de la RDC. Les facilitateurs cherchent à rapprocher les positions afin de parvenir à un accord durable, sous réserve que toutes les parties respectent leurs engagements.

En marge de ces pourparlers, une exigence de la délégation du M23-AFC présente à Doha a été révélée par une source diplomatique congolaise. Le groupe rebelle aurait réclamé la gestion de la région du Kivu pour une période d’environ huit ans. Cette demande, qui figurerait parmi les revendications « cachées » de la rébellion, a été fermement rejetée par la partie congolaise participant aux négociations.

La présence des principaux acteurs à Doha et l’intensité des discussions marquent un moment clé dans la recherche d’une résolution politique à la crise sécuritaire dans l’Est de la RDC.

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