Le processus de désarmement et de réinsertion des ex-combattants progresse en République démocratique du Congo. Près de 5 000 anciens membres de groupes armés ont déjà déposé les armes et entamé leur réintégration dans leurs communautés, dans le cadre du Programme de désarmement, démobilisation, relèvement communautaire et stabilisation.
Par la rédaction
La République démocratique du Congo enregistre des avancées dans la mise en œuvre du Programme de désarmement, démobilisation, relèvement communautaire et stabilisation (P-DDRCS).
À ce jour, près de 5 000 combattants ont été démobilisés et réinsérés dans leurs communautés d’origine. Cette information a été rendue publique le lundi 9 mars 2026 lors d’un briefing presse animé par le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya.
À cette occasion, le coordonnateur national du P-DDRCS, Jean-Didier Ndanga, a présenté l’état d’avancement de ce programme stratégique destiné à accompagner la sortie des combattants des groupes armés.
Selon lui, ces résultats témoignent des efforts entrepris par les autorités congolaises pour réduire l’insécurité, particulièrement dans l’Est du pays. Le programme vise non seulement à encourager les combattants à abandonner la lutte armée, mais aussi à leur offrir des opportunités de réinsertion socio-économique au sein de leurs communautés.
Les autorités soulignent également que ce processus s’inscrit dans une approche globale de stabilisation des zones affectées par les conflits, à travers des actions combinant sécurité, développement local et cohésion sociale.
Par ailleurs, des mécanismes spécifiques sont en cours de préparation afin d’accompagner la mise en œuvre des accords conclus à Washington entre la RDC et ses partenaires. Ces dispositions devraient permettre d’assurer la prise en charge des combattants qui choisiront de déposer les armes dans le cadre du processus de paix, afin d’éviter toute reprise des hostilités.
À travers le P-DDRCS, le gouvernement congolais ambitionne de transformer les anciens combattants en acteurs de paix et de développement, tout en consolidant les efforts engagés pour le retour durable de la stabilité dans l’Est du pays.













