Par Patient Mubiayi MBY
Plus d’une année après la tenue des élections générales organisées en République démocratique du Congo, les agents de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) affirme avoir enregistré plus de 21 mois d’impaiements. Ils ont décidé de passer la nuit devant le siège de la CENI situé dans la commune de la Gombe à Kinshasa du mercredi 22 au jeudi 23 janvier 2025.
Les anciens agents de la CENI disent organiser des manifestations pour réclamer leurs salaires sans suite favorable.
«Nous sommes les anciens agents de la Commission électorale nationale indépendante. Nous avons décidé de passer la nuit devant le siège de cette institution pour exiger le paiement de nos 21 mois d’arriérés de salaire et de nos indemnités de sortie bloquées, malgré les instructions du Président de la République et de la Première ministre, il y a 3 mois. C’est depuis 2021 que nous réclamons nos droits, nous organisons tous les vendredis des manifestations ici, devant le siège de la CENI. Malheureusement, nous constatons que ça n’avance pas», a rapporté l’ACP qui les a rencontrés ce matin.
Les citoyens congolais ayant œuvré pour la tenue des scrutins généraux qui ont mené à la tête de l’État le président Félix Tshisekedi n’ont pas encore été rétablis dans leurs droits. Cette décision de passer nuit à la belle devant l’institution publique en charge de la question est un appel alarmant lancé aux autorités compétentes pour résoudre cette problématique.
Ces derniers mois, les grèves et des marches de revendications s’intensifient partout dans le pays dans plusieurs domaines. Les enseignants de leur côté ont grevé et d’autres couches menacent d’aller en grève pour non-respect des engagements pris par le gouvernement, qui est leur partenaire.
Le gouvernement congolais s’est par ailleurs félicité d’avoir résolu le cas des médecins qui avaient entamé un mouvement de grève partiel et indéterminé, réclamant le versement du quatrième trimestre et le non-alignement à la prime de risques.











