L’Institut de recherche en droits humains (IRDH), basé à Lubumbashi, dans la province du Haut-Katanga, rejette les allégations faisant état de « crimes de masse » commis dans l’espace Katanga. Cet argument est avancé par le Bloc Katangais contre le pouvoir en place dans une plainte déposée le 10 juillet 2026 devant la Cour pénale internationale (CPI).
Par Patient MBY
L’IRDH affirme avoir été contacté par La Haye pour mener des investigations sur ces prétendus crimes qui seraient commis entre différentes communautés. Le coordonnateur de cette ONG, Me Hubert Tshiswaka, a démenti ces allégations. Il a par ailleurs dénoncé la manipulation autour de présumés affrontements communautaires dans l’ex-Katanga, qui, selon lui, pourraient déboucher sur une guerre civile.
« Nous ne constatons pas de crimes de masse qui peuvent relever de la compétence de la Cour pénale internationale. Nous avons aussi suivi dans la presse qu’il se commettrait ces crimes contre un groupe de la province par un autre groupe de la province. Là, nous trouvons qu’il est dangereux de manipuler des arguments juridiques qui risquent d’affoler les populations qui vivent en harmonie sur place, lesquelles pourraient s’affronter et créer une guerre civile », a déclaré Hubert Tshiswaka.
Pour l’IRDH, cette démarche vise à faire monter les enchères dans un contexte marqué par des divergences politiques autour du débat sur le changement, ou non, de la Constitution. Selon Me Tshiswaka, chaque camp chercherait à poser des actes pour « attirer la sympathie de la population » en faveur de sa cause. Par ailleurs, déplore-t-il, ces initiatives risqueraient d’alimenter la guerre civile tant redoutée.
Le Bloc Katangais, constitué de membres de la diaspora congolaise originaires du Katanga, a saisi la Cour pénale internationale contre le régime de Félix Tshisekedi. Selon le contenu de sa plainte, le pouvoir en place commettrait, depuis 2019, des crimes contre l’humanité « de manière régulière » à l’encontre des populations katangaises et swahiliphones qui s’opposeraient, selon les plaignants, à la mainmise de Kinshasa sur les ressources minières.












