RDC : l’UDPS qualifie d’« échec » la marche de la C64 et projette une manifestation nationale le 22 septembre

RDC : l’UDPS qualifie d’« échec » la marche de la C64 et projette une manifestation nationale le 22 septembre

Par Emmanuel Medina

Le bras de fer politique se durcit en République démocratique du Congo (RDC) autour du projet de révision constitutionnelle. Au lendemain de la marche organisée par la Coalition article 64 (C64), l’UDPS/Tshisekedi a qualifié cette mobilisation d’« échec » et annoncé une manifestation nationale pour le 22 septembre prochain en soutien au projet de référendum.

S’exprimant ce jeudi devant des militants de son parti, le secrétaire général et président intérimaire de l’UDPS/Tshisekedi, Augustin Kabuya, a estimé que la marche de la C64, organisée mardi 15 septembre, n’avait pas mobilisé suffisamment de participants.

« Ces gens-là représentent une poignée d’individus qui fonctionnent uniquement sur la base des réseaux sociaux et des manipulations. Aujourd’hui, même au niveau de l’Occident, ils savent mieux qu’il n’y a pas une opposition en République démocratique du Congo. Les policiers étaient plus nombreux que les manifestants. Il s’agit d’une opposition affaiblie qui n’existe que sur les réseaux sociaux », a déclaré Augustin Kabuya.

Le responsable de l’UDPS a également annoncé une grande manifestation de son parti le mardi 22 septembre 2026 à travers le pays. Selon lui, cette mobilisation vise notamment à soutenir l’appel au dialogue national lancé par le président Félix Tshisekedi et à promouvoir le projet de référendum constitutionnel.

Cette annonce intervient alors que le débat sur l’avenir de la Constitution congolaise divise fortement la classe politique. L’opposition, notamment la C64, accuse le pouvoir de chercher à modifier les dispositions constitutionnelles relatives au nombre de mandats présidentiels. Elle craint qu’une nouvelle Constitution puisse permettre à Félix Tshisekedi de briguer un mandat supplémentaire après l’échéance de son deuxième mandat en 2028.

De son côté, le camp présidentiel rejette ces accusations. Les responsables de l’UDPS présentent la réforme constitutionnelle comme un moyen de revoir le fonctionnement des institutions et d’adapter le cadre institutionnel aux réalités du pays.

Au cœur de cette controverse figure également la proposition de loi portant modalités d’organisation des référendums en RDC. Son examen alimente les divergences entre le pouvoir et l’opposition sur la procédure à suivre pour toute éventuelle modification de la Loi fondamentale.

La manifestation annoncée par l’UDPS devrait ainsi constituer une nouvelle étape dans la confrontation politique autour de la réforme constitutionnelle, à l’approche des prochaines échéances politiques.

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