Un rebondissement inattendu dans le dossier Bahati Lukwebo. Alors qu’une plénière tablait sur la mise en place d’une commission spéciale ad hoc, chargée d’examiner la pétition initiée à son encontre, le deuxième vice-président du Sénat a annoncé sa démission de son poste.
Par Patient MBY
Le professeur Modeste Bahati, président du parti AFDC-A et membre du présidium de l’Union sacrée de la nation, a déposé sa démission dans une lettre adressée au président de la chambre haute du Parlement, Jean-Michel Sama Lukonde, ce mercredi 18 mars 2026, alors qu’il avait décidé de suivre la procédure jusqu’au bout.
« Ma démission est motivée par la recherche de la sérénité au sein de la chambre haute du parlement et non un aveu d’une quelconque incompétence », a déclaré Bahati Lukwebo dans sa lettre de démission, tout en réaffirmant sa loyauté au président Tshisekedi.
Cette démission intervient dans un contexte où la motion de défiance le visant a été déposée le lundi 16 mars en cours par le sénateur frondeur Danny Kabongo, de l’UDPS, lors de la rentrée parlementaire de la session de mars, l’accusant d’incompétence. Un jour après le dépôt de la pétition, le Sénat avait accéléré le processus en prévoyant la constitution d’une commission pour examiner cette initiative parlementaire.
Tout a basculé lorsque le désormais ex-deuxième vice-président du Sénat s’est prononcé, lors d’une conférence de presse le 04 mars, contre le projet de changement de la Constitution, déclarant que « la RDC a un problème d’hommes et pas de textes ». Une sortie médiatique jugée controversée par ses alliés de l’UDPS, qui a contribué à son départ du bureau de l’organe délibérant.













