RDC : Modeste Bahati dans la marmite chaude au Sénat

Ce qui ressemblait initialement à une simple rumeur prend désormais les traits d’une menace concrète. Les jours de Modeste Bahati Lukwebo au Bureau de la Chambre haute semblent comptés, alors que la pression s’intensifie à l’approche de la rentrée parlementaire.

Par Gédéon ATIBU

Le réveil s’annonce brutal pour Modeste Bahati. Le deuxième vice-président du Sénat aura fort à faire à une fronde parlementaire qui ne jure que par son éviction dès l’ouverture de la session ordinaire, prévu pour ce 15 mars.

Selon les informations rapportées par le sénateur Kabongo Bondanya, une pétition circule avec une efficacité redoutable : elle aurait déjà recueilli 28 signatures en moins de quatre jours. À ce rythme, les initiateurs prédisent d’atteindre le cap des 50 paraphes d’ici 48 heures. Pour rappel, conformément au Règlement intérieur du Sénat, le seuil d’un cinquième des membres est requis pour mettre en cause un membre du bureau (hormis le Président).

Le point de rupture semble être idéologique. Tout a basculé lors d’une récente conférence de presse où Modeste Bahati a donné son point de vue sur le débat brûlant du moment : la révision ou le changement de la Constitution.

Alors que l’Union Sacrée de la Nation (USN) semble avoir accordé ses violons sur la nécessité de modifier la Loi fondamentale — portée par des figures de proue comme André Mbata, Augustin Kabuya, Didier Budimbu ou encore Christophe Mboso — l’autorité morale de l’AFDC paraît isolée.

Il sied de rappeler que tout est parti d’une conférence de presse au cours de laquelle il a donné son point de vue sur la révision ou changement de la constitution, débat qui alimente les conversations ces derniers jours dans des QG des partis politiques comme dans les médias. Au sein de l’Union Sacrée, tout le monde semble être convaincu de la nécessité de pouvoir changer la loi Fondamentale. De Mbata à Kabuya en passant par Budimbu et désormais Christophe Mboso, l’option est levée : il faut changer la Constitution.

Au regard des réactions que suscite ce débat au sein de la famille politique du chef de l’État, Modeste Bahati serait le seul à naviguer à contre-courant. Et ça ne pardonne pas.

Au sein de la famille politique du chef de l’État, cette divergence de vues est perçue comme une navigation « à contre-courant » qui ne passe pas. Dans les couloirs du Palais du Peuple, le verdict semble déjà tomber : en politique, le dissensus sur les dossiers régaliens ne pardonne pas.

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