RDC–Rwanda : Human Rights Watch salue les sanctions américaines contre l’armée rwandaise et ses hauts gradés

L’ONG internationale Human Rights Watch a salué les sanctions imposées par les États-Unis contre l’armée rwandaise et quatre de ses hauts responsables, accusés de soutenir activement la rébellion de l’AFC/M23 dans l’est de la RDC. Pour l’organisation, ces mesures constituent un signal fort en faveur de la lutte contre l’impunité et du respect des engagements internationaux.

Par Pierre Kabakila

L’organisation de défense des droits humains Human Rights Watch (HRW) a réagi favorablement aux sanctions annoncées par le Département du Trésor américain visant les Forces de défense rwandaises (RDF) ainsi que quatre de leurs hauts commandants, dont le chef d’état-major.

Washington reproche à ces responsables leur soutien direct et continu au groupe armé AFC/M23, actif dans l’est de la République démocratique du Congo.

Dans un communiqué publié mardi, HRW estime que ces sanctions représentent « un pas décisif » vers l’application des Accords de Washington conclus en décembre 2025. L’ONG souligne que les récentes avancées territoriales de l’AFC/M23, notamment la prise de villes stratégiques comme Goma et Uvira, ainsi que le contrôle de plusieurs sites miniers, n’auraient pas été possibles sans un appui opérationnel de l’armée rwandaise.


Selon HRW, l’implication présumée des RDF a contribué à aggraver la crise sécuritaire et humanitaire dans les provinces du Nord et du Sud-Kivu. L’organisation accuse l’AFC/M23 d’être responsable de graves violations des droits humains, notamment des exécutions sommaires, des violences sexuelles, des déplacements forcés de populations civiles et du recrutement d’enfants.

Human Rights Watch appelle ainsi les autorités de Kigali à cesser « immédiatement et définitivement » tout soutien à la rébellion.

L’ONG exhorte également les États-Unis et d’autres partenaires internationaux à envisager des sanctions supplémentaires contre les responsables impliqués et à renforcer les mécanismes de redevabilité pour les crimes de guerre commis dans l’est congolais.

Alors que les tensions diplomatiques persistent entre Kinshasa et Kigali, cette prise de position de HRW pourrait accentuer la pression internationale sur le Rwanda, dans un contexte où la communauté internationale est de plus en plus interpellée sur la nécessité d’actions concrètes pour stabiliser durablement l’est de la RDC.

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