Le gouvernement congolais alerte sur une possible expansion de la rébellion de l’Alliance Fleuve Congo–Mouvement du 23 mars dans le sud-est de la République démocratique du Congo. Dans le compte rendu de la 82ᵉ réunion du Conseil des ministres tenue vendredi 13 mars, le ministre de la communication et médias et porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, a annoncé l’émergence d’un groupe armé dans la localité de Lusinga, dans le territoire de Mitwaba, à près de 400 kilomètres de Lubumbashi. Ce groupe serait considéré comme une ramification de ce mouvement rebelle.
Par Patient MBY
Selon le gouvernement, ce groupe armé, assimilé aux sécessionnistes Bakata Katanga, entretiendrait des liens avec les rebelles de l’AFC-M23, actifs dans l’est du pays.
« Il s’est observé l’incubation d’un mouvement insurrectionnel en lien probable avec l’AFC-M23, assimilé au groupe armé Bakata Katanga dans l’Okatanga, marquée notamment par la récente incursion dans les quartiers généraux du Parc national de l’Upemba et dans la localité de Lusinga, un indice considérable », a déclaré Patrick Muyaya, avant de réaffirmer la détermination des FARDC à défendre l’intégrité territoriale du pays « dans le respect du droit international humanitaire ».
Cette alerte intervient après l’attaque d’un groupe présumé Maï-Maï, signalée le 3 mars dernier au Parc national de l’Upemba, dans la localité de Lusinga, territoire de Mitwaba. L’assaut a coûté la vie à six écogardes.
Selon les informations rapportées, les assaillants ont pris d’assaut le parc dans la matinée, perpétrant des tueries, des prises d’otages ainsi que le pillage de dépôts d’armes, de munitions et de vivres.












