Dans une déclaration politique publiée ce jeudi 26 mars 2026, la branche jeunesse du parti ECIDE de Martin Fayulu dresse un réquisitoire sévère contre le régime en place. Entre répression violente et crise sécuritaire dans l’Est, elle appelle à une nouvelle mobilisation le 1er avril prochain.
Par Medina
Le ton est à l’indignation. Pour la jeunesse de l’Engagement pour la Citoyenneté et le Développement (ECiDé), la République démocratique du Congo traverse l’une des zones de turbulences les plus critiques de son histoire. Le document pointe du doigt une menace existentielle caractérisée par l’occupation de plus de 180 localités, dont Bunagana et Sake, par le M23 et l’AFC, qu’ils qualifient d’intermédiaires du Rwanda.
La déclaration revient longuement sur les récentes manifestations citoyennes organisées à Kinshasa depuis le 23 mars. Ce qui devait être un encadrement sécuritaire s’est transformé, selon le parti, en une répression brutale en faisant usage de la force avec des coups de matraque, gaz lacrymogènes et tirs à balles réelles ont été rapportés.Le bilan humain de ce désastre faisait état d’une vingtaine de blessés et l’arrestation de 20 cadres, dont Daniel Lupini et Martin Balela, qui ont été détenus pendant 24 heures. Le parti dénonce également l’implication de milices; en accusant nommément des éléments de la Force du progrès d’avoir agi aux côtés de la police pour réprimer les voix dissidentes.
Au-delà de la situation sécuritaire, l’ECiDé s’insurge contre le débat actuel sur la révision de la Constitution. Pour les signataires, il s’agit d’une manœuvre du régime de l’Union sacrée pour s’octroyer un troisième mandat frauduleux et détourner l’attention des vrais problèmes des Congolais à l’occurrence l’insalubrité, les coupures d’eau et l’insécurité alimentaire.
Face à ce qu’ils nomment d’une dérive autoritaire, les jeunes de l’ECiDé ne comptent pas s’arrêter là. Ils annoncent officiellement l’organisation d’un sit-in devant l’ambassade des États-Unis à Kinshasa, le mercredi 1er avril 2026. Cette action vise à interpeller la communauté internationale sur les actes antidémocratiques et les atteintes répétées aux libertés fondamentales en RDC.













