Un rapport de Human Rights Watch, publié ce jeudi 09 juillet 2026 sur les incidents du 12 juin, accuse la Force du progrès, une structure militante de jeunes de l’UDPS, d’avoir commis des actes de répression et de vandalisme contre les opposants et les sièges de leurs partis.
Par Patient MBY
Human Rights Watch indique avoir géolocalisé des vidéos montrant les altercations entre les membres du Parti Action pour la démocratie et le développement au Congo (PADDC) de Prince Epenge et les combattants de la Force du progrès. L’organisation a également repéré « des débris, des vitres brisées sur le sol du bâtiment et une femme visiblement blessée dans le bureau de l’Alliance pour le changement (ACH), ainsi que des dommages au siège des Forces novatrices pour l’union et la solidarité (FONUS) ».
Selon les révélations de cette organisation de défense des droits humains, des jeunes de la Force du progrès auraient été financés pour empêcher la manifestation « pacifique » organisée par l’opposition au Palais du peuple le 12 juin, afin de protester contre l’adoption de la loi référendaire et le projet de changement constitutionnel.
« Nous avons tenu la dernière réunion dans l’après-midi de mercredi, avant la date de la manifestation, à Limete et, lors de cette réunion, deux de nos chefs de parti nous ont clairement indiqué de cibler les dirigeants de l’opposition et leurs partis. Ils ont promis de nous donner de l’argent si nous perturbions la manifestation », a déclaré l’un des sept membres de la Force du progrès interviewés par Human Rights Watch.
Le document souligne la collaboration entre les combattants de la Force du progrès et la police pour réprimer les manifestants. Ces derniers étaient munis de pierres et de bouteilles « remplies d’urine ». Certains membres ont été reconnus par leurs anciens collaborateurs, tandis que Human Rights Watch a vérifié leur présence à travers des vidéos dans lesquelles quelques jeunes revendiquaient leur appartenance au mouvement.
Interrogé, Augustin Kabuya, président intérimaire de l’UDPS, a nié l’implication de la Force du progrès dans les incidents, précisant que le parti n’avait pas déployé ces jeunes militants pour commettre des actes de violence. Il a accusé « une fausse Force du progrès » d’avoir été créée pour ternir, selon lui, l’image du parti présidentiel.
Human Rights Watch salue l’ouverture d’une enquête sur ces événements par les autorités congolaises comme « une étape positive » et exige « l’impartialité et l’indépendance » des investigations afin d’établir les responsabilités.













