Par Reporter
Trois corps sans vie ont été découverts lundi matin dans la localité de Miti-Murhesa, située à une quarantaine de kilomètres au nord de Bukavu, dans la province du Sud-Kivu. L’information est confirmée par la société civile locale, qui attribue ces meurtres aux combattants de l’AFC/M23.
Selon les mêmes sources, les victimes font partie d’un groupe de cinq personnes enlevées la veille, dimanche aux alentours de 22h (20h GMT), au centre de santé de Cahoboka. Les assaillants auraient ciblé l’établissement médical, emportant des malades ainsi que leurs garde-malades.
« Les trois corps retrouvés ce matin sont ceux des patients et de leurs accompagnateurs qui étaient internés dans ce centre de santé », précise un acteur de la société civile de la zone, dénonçant « une attaque barbare » qui plonge davantage la population dans la peur.
La société civile accuse par ailleurs les terroristes de l’AFC/M23, appuyés par l’armée rwandaise, d’imposer un climat de terreur dans toutes les localités sous leur occupation dans cette partie du Sud-Kivu. Les recherches se poursuivent pour retrouver les deux autres personnes enlevées, dont on est toujours sans nouvelles.
Cette nouvelle incursion illustre la dégradation sécuritaire persistante dans l’est de la République démocratique du Congo, où les groupes armés continuent de cibler des civils et des structures sanitaires, aggravant une situation humanitaire déjà critique.













