Véhicules « PR » : la Présidence durcit le ton contre les abus et les passe-droits à Kinshasa


Face à la recrudescence des comportements inciviques impliquant des chauffeurs de véhicules officiels immatriculés « Présidence (PR) », le Cabinet du Chef de l’État rappelle à l’ordre les bénéficiaires et annonce des sanctions immédiates en cas de manquement à la charte de bonne conduite.


Pierre Kabakila

Dans une note d’information datée du 19 février 2026, la Coordination des ressources humaines du Cabinet du Président de la République tire la sonnette d’alarme. À la suite de nombreuses plaintes d’usagers de la route et d’enquêtes internes, il a été constaté une multiplication d’infractions et de comportements jugés « inciviques et illégaux » de la part de certains chauffeurs de véhicules de fonction immatriculés « PR ».


Le document énumère plusieurs dérives observées sur les artères de Kinshasa, notamment le non-respect du Code de la route et des feux de signalisation, la circulation en sens interdit ou en double file, l’usage d’intimidations à l’encontre d’autres usagers ainsi que l’installation illégale de gyrophare. Sont également dénoncés le bâchage ou la dissimulation des plaques d’immatriculation et toute forme d’abus d’autorité ou d’invocation abusive du nom de la Présidence.


La note rappelle qu’à l’acquisition de chaque véhicule de fonction, une charte de bonne conduite est signée par les bénéficiaires et les chauffeurs. Celle-ci engage formellement à une utilisation responsable, disciplinée et exemplaire, en cohérence avec le rang des bénéficiaires et la confiance accordée par ordonnance présidentielle ou décision du Directeur de Cabinet.


Considérant ces écarts comme une atteinte grave à l’image et à la crédibilité de la première institution du pays, la hiérarchie prévient qu’aucune tolérance ne sera désormais accordée. Tout contrevenant s’expose, sans avertissement préalable, à un blâme officiel. En cas de récidive, la confiscation immédiate du véhicule de fonction pourra être ordonnée, sans préjudice d’éventuelles poursuites administratives ou disciplinaires.
Par cette mise au point, la Présidence entend restaurer la discipline et rappeler que les véhicules officiels ne sauraient constituer un privilège au-dessus des lois, mais un outil de service soumis aux mêmes exigences de responsabilité que toute fonction publique.

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