Par Patient M.
Le gouvernement congolais a clarifié le contexte de la déclaration conjointe entre la délégation congolaise et celle de la coalition rebelle M23-AFC à Doha, au Qatar.
Lors d’un briefing de presse animé, dans la soirée de ce jeudi 24 avril, avec son collègue de l’Aménagement du territoire, le porte-parole du gouvernement Patrick Muyaya, a salué les avancées significatives dans le cadre de la paix durable dans la partie orientale du pays.
Il a fait savoir que qu’à ce niveau, le dialogue concerne d’abord les experts des deux parties signataires de la déclaration conjointe. Le M23 doit identifier les sous-groupes armés sous son autorité comme l’AFC et certaines personnalités qu’il inclut pour aboutir à un dialogue qui engage toutes les parties prenantes.
Les premiers engagements des pourparlers de Doha marquent un pas important vers la paix durable. M. Muyaya estime qu’« on ne peut pas faire de paix sans compromis », car « nous tous que nous sommes dans un processus qui est sensible ». Ce processus de paix sous la médiation qatarie, intervient alors que le président togolais Faure Gnassingbé a pris le rôle de facilitateur entre la République démocratique du Congo et le Rwanda, après le désistement du président angolais João Lourenço.
Le président Faure Gnassingbé, nouvellement nommé, a rencontré le président congolais Félix Tshisekedi et Paul Kagame, avant de se rendre en Ouganda pour des échanges avec Yoweri Museveni. Avec ses cinq comédiateurs désignés par l’Union africaine, ils vont travailler ensemble pour consolider les premiers résultats, dont le cessez-le-feu, et entamer d’autres « rounds de discussions » avec les protagonistes de la crise à l’Est de la République démocratique du Congo, selon leurs calendriers.
Pour la première fois, Kinshasa et le M23 se sont engagés sur les voies pacifiques pour trouver une issue diplomatique à la guerre à l’Est. Cette première phase diplomatique marque un tournant décisif vers une paix durable.













