Par Patient MBY
La marche de dénonciation organisée par la société civile et des droits de l’homme ce vendredi 11 juillet, à Kisanfu, dans la province du Lualaba a rapidement viré à une violence inouïe, perpétrée par les éléments de l’ordre venus pour la réprimer.
Cette répression s’est transformée en passage à tabac contre le coordonnateur de la société civile et des droits de l’homme EBEN-EZER, M. Mexa Mukanya, par deux hommes en uniforme appartenant aux FARDC et un chef de poste de l’Agence nationale des renseignements (ANR) de Kisanfu, selon les témoignages de la victime à REPORTER.CD, actuellement internée au sein du centre hospitalier Espérance de vie à Kisanfu.
« Je suis interné à l’hôpital, j’ai été tabassé par des militaires et le CP de l’ANR à Kisanfu », a brièvement rapporté Mexa Mukanya, coordonnateur de la société de Kisanfu. En dépit de son état de santé critique, la victime vit sous des menaces de mort. « Ils ont promis qu’ils vont tirer sur nous ».
Cette manifestation avait pour objectif de dénoncer l’exploitation illégale des minerais dans la concession minière de l’entreprise Congolaise de Mines et Développement (COMIDE) par des ressortissants chinois et libanais, protégés par une bande de personnes se réclamant être de la famille présidentielle et des militaires, ainsi que de décrier la recrudescence de l’insécurité à Kisanfu-Kisankala ces derniers jours. Cependant cette marche pacifique a connu une tournure d’actes barbares sans précédent.
« Ils m’ont pris et ils m’ont mis dans le coffre de la voiture pour partir avec moi je ne sais où et après ils m’ont relâché en emportant mon téléphone », a témoigné la victime.
Cela fait plus de trois ans que des expatriés, dont les sujets chinois et libanais, exploitent illicitement les matières premières dans les carrières minières de la société COMIDE-SWANAMINE sans aucun cahier des charges ni réalisations tangibles dans les localités pourtant affectées par la pollution de l’environnement et de l’eau.













