Par Héritier T
Le territoire de Mahagi, en province de l’Ituri, est actuellement le théâtre d’une situation humanitaire « alarmante », caractérisée par un manque criant d’assistance pour des milliers de personnes. Malgré une amélioration sécuritaire relative, le retour de populations déplacées se heurte à des conditions de vie extrêmement précaires.
Selon le nouveau rapport de l’OCHA (Bureau de la Coordination des Affaires Humanitaires), publié le 15 juillet, plus de 24 000 personnes sont retournées dans leurs villages d’origine entre janvier et mars de cette année. Ces retours ont eu lieu dans les zones de santé d’Aungba et d’Angumu, suite à un renforcement de la présence des forces loyalistes, ce qui avait initialement permis une accalmie relative de la situation sécuritaire.
Cependant, la réalité sur le terrain est sombre. Le rapport souligne que ces personnes rapatriées vivent dans des conditions « précaires ». Elles sont confrontées à un déficit critique en vivres, un accès limité aux soins de santé, des abris délabrés et un manque crucial d’eau potable. Cette combinaison de facteurs aggrave considérablement leur souffrance quotidienne.
La situation est d’autant plus critique que l’aide humanitaire s’est réduite comme peau de chagrin. Depuis fin décembre 2024, cinq organisations humanitaires qui intervenaient activement dans la zone de santé d’Aungba ont été contraintes de se retirer, principalement en raison d’un manque de financement. Conséquence directe : aucun projet humanitaire actif ne couvre actuellement les besoins essentiels dans cette zone, laissant les populations sans filet de sécurité.
Face à cette urgence, un appel pressant est lancé au gouvernement congolais et à ses partenaires internationaux. Une intervention rapide et coordonnée est jugée indispensable pour « sauver les vies humaines » dans cette partie de la province de l’Ituri, où la dignité et la survie des rapatriés sont gravement menacées.













