Cher aîné Jean-Marie Kassamba,
Vous dites que Joseph Kabila n’est pas un rebelle, mais un homme d’État. Pourtant, les faits récents plaident pour l’inverse. Un homme d’État ne traverse pas la ligne rouge de la République pour aller saluer ceux qui l’attaquent.
Joseph Kabila, ancien président, sénateur à vie, pris en charge par l’État, a fait le choix de soutenir ceux qui détruisent cet État. Devenant le premier chef d’état au monde à soutenir la subversion.
Il est allé sur des terres arrachées à la Nation par les balles du M23/AFC, sous l’œil complice du Rwanda.
Ce n’est pas un oubli, c’est une faute. Et une faute grave.
👉 On ne peut pas prétendre à la grandeur tout en applaudissant la balkanisation.
👉 On ne peut pas parler de stabilité quand on marche aux côtés de ceux qui incendient nos villages.
👉 Et on ne peut pas se réclamer du passé glorieux tout en soutenant l’avenir ténébreux de la division.
L’histoire retiendra que pendant que les FARDC défendaient la patrie, certains anciens dignitaires l’affaiblissaient de l’intérieur.
La grandeur d’un homme d’État ne se mesure pas qu’à à ce qu’il aurait été hier, mais à ce qu’il ose défendre aujourd’hui.
Et aujourd’hui, Kabila a choisi son camp : ce n’est pas celui de la République.
Fraternellement ,
Ambassadeur Jean Thierry Monsenepwo













