Par MEDINA
La localité de Biakato, située dans le territoire de Mambasa en province de l’Ituri, a replongé dans l’horreur. Dans la nuit du 13 au 14 mai 2026, une incursion meurtrière attribuée aux rebelles des Forces Démocratiques Alliées (ADF) a coûté la vie à au moins trois civils et causé d’importants dégâts matériels, paralysant totalement la vie socio-économique de la région.
À en croire nos sources, le drame a débuté dans un climat d’incertitude extrême. Aux environs de 21 heures, un coup de feu tiré en l’air par un militaire des FARDC, manifestement en état d’ivresse, a semé une première vague de panique. Cet incident malheureux a exacerbé la nervosité d’une population vivant déjà sous la menace permanente des groupes armés.
L’assaut proprement dit a été lancé vers 23 heures. Les assaillants ont investi le quartier Bangole, au centre de Biakato. Durant l’attaque, trois civils ont été lâchement abattus et trois habitations ont été réduites en cendres par les flammes.
Au lendemain de cette incursion, le paysage est celui d’une ville morte des quartiers désertés ;les habitants de Vatika, Metale, Laliya Kapela et Kanzanza ont fui vers des zones jugées plus sûres, les établissements scolaires n’ont pas rouvert leurs portes, les cours étant suspendus depuis la recrudescence des violences le 7 mai dernier, les marchés et boutiques restent fermés, les commerçants craignant de nouveaux pillages.
Le sentiment d’abandon prédomine au sein de la population locale. Malgré la présence des forces de l’ordre, les incursions répétées fragilisent l’espoir d’une paix durable. L’ONGDH « Protection Plus » est montée au créneau pour exiger des autorités militaires une réponse urgente, ferme et efficace.
Pour les acteurs de la société civile, il est impératif de renforcer les dispositifs de surveillance aux abords des centres urbains pour stopper l’hémorragie humaine et permettre aux milliers de déplacés de regagner leurs foyers.













