Après une série de naufrages tragiques sur les rivières et lacs de la République démocratique du Congo, le président Félix Tshisekedi a exigé, vendredi 19 septembre, la fermeture immédiate des embarcadères clandestins et le renforcement des contrôles sur toutes les voies navigables.
Lors du Conseil des ministres, le chef de l’État a exprimé sa consternation face aux récents accidents, notamment le naufrage de la pirogue Bokenda au confluent des rivières Nsolo et Maringa, dans le territoire de Basankusu (Équateur), qui a fait plusieurs dizaines de morts, en grande partie des élèves. La surcharge des bateaux et la navigation nocturne, pourtant interdites, sont pointées comme causes principales.
Il a ordonné au vice-premier ministre en charge des Transports de dresser un état des lieux complet de la navigation fluviale et lacustre et de s’assurer de la fermeture de tous les embarcadères illégaux.
Le président a également appelé au respect strict des normes de sécurité, à la traçabilité des bateaux, à l’interdiction de la navigation de nuit et à l’acquisition d’embarcations modernes et sécurisées. Les campagnes de sensibilisation auprès des populations riveraines et des opérateurs privés doivent être intensifiées, tandis que les services publics tels que la Congolaise des Voies Maritimes et la Régie des Voies Fluviales seront renforcés.
Ces mesures interviennent dans un contexte où la RDC dépend largement de son réseau fluvial pour le transport des personnes, des biens et des élèves, mais où la surcharge des pirogues, l’absence de gilets de sauvetage et le peu de contrôle ont régulièrement provoqué des tragédies.
Les ministres des Affaires sociales ont été chargés de prendre en charge les victimes et de rendre compte des mesures mises en œuvre lors du prochain Conseil des ministres.
Avec cette décision, le président Tshisekedi entend mettre fin aux pratiques à risque et sécuriser les voies navigables, dans l’espoir d’éviter de nouveaux drames fluviaux.













