Par Siméon Isako
Après quinze années d’une carrière sans tache au sein de l’Autorité de l’Aviation Civile (AAC/RDC), Madame Céline Masengu Kabwika, Directrice Financière et Administrative, rejette avec fermeté les accusations qu’elle qualifie de fausses, infondées et médiatiquement instrumentalisées portées actuellement contre elle.
Appuyée par les résultats financiers enregistrés sous sa gestion et par des arguments juridiques solides, elle dénonce des griefs « fallacieux » et attend sa réhabilitation imminente.
Le cœur du litige repose principalement sur une accusation d’insubordination. La hiérarchie lui reproche de ne pas avoir procédé à la remise et reprise avec le nouveau Directeur des Ressources Humaines. Pourtant, selon des éléments vérifiables, les faits révèlent une toute autre réalité.
De retour de congé le 23 avril 2025, Madame Masengu affirme s’être vu imposer cette passation dès le lendemain par la Directrice Générale Adjointe, sans délai raisonnable de préparation. Plus encore, elle souligne une irrégularité administrative majeure : cette remise et reprise intervenait à la suite de la scission de sa direction (DFA) en deux entités distinctes — la Direction des Finances et la Direction des Ressources Humaines.
Dans ce contexte, Céline Masengu indique avoir simplement sollicité la formalisation préalable de sa nomination en qualité de Directrice des Finances, conformément aux résolutions du Conseil d’Administration de septembre 2023, avant de procéder à la remise formelle du volet Ressources Humaines.
Faute de procès-verbal ou de constat d’huissier attestant son absence à une quelconque cérémonie officielle, l’accusation de « refus de remise et reprise » apparaît juridiquement fragile.
Le deuxième grief, relatif à une prétendue incapacité à maximiser les recettes, se heurte frontalement à la réalité des chiffres. Sous la gestion de Céline Masengu, depuis 2016, les ressources propres de l’AAC/RDC ont connu une progression remarquable, passant de 1,8 million USD en 2016 à 11,6 millions USD en 2024.
Cette performance a été réalisée malgré un lourd passif de créances impayées, dont celles de Congo Airways, représentant à elles seules 51 % des créances non recouvrées de l’institution. Pour faire face à ces tensions de trésorerie, Madame Masengu avait recommandé des mesures coercitives, notamment le gel des titres aéronautiques, restées sans suite, la décision relevant exclusivement de la Direction Générale.
Sur le plan budgétaire, elle a également obtenu, pour l’exercice 2025, une rallonge de 8,5 milliards de francs congolais, accordée par la commission ECOFIN de l’Assemblée nationale.
Quant aux accusations de gestion opaque, la Directrice oppose la rigueur des procédures internes en vigueur. Chaque dépense fait l’objet d’une programmation hebdomadaire, validée en amont et en aval par la Direction Générale. Elle rappelle par ailleurs que sa gestion a été régulièrement auditée par plusieurs organes de contrôle, notamment l’Inspection Générale des Finances (IGF), le Ministère des Finances et le Ministère du Portefeuille. Ces missions de contrôle se sont conclues par des appréciations jugées satisfaisantes, avec des mentions telles que « BONNE », saluant son professionnalisme et son savoir-faire managérial.
En quinze ans de service, Céline Masengu Kabwika a gravi tous les échelons au sein de l’AAC sans jamais faire l’objet d’une sanction disciplinaire, ni même d’un avertissement. Ayant assuré à plusieurs reprises l’intérim de la Direction Générale avec succès, elle considère ces accusations comme une tentative injustifiée de ternir son image et comme un mépris des services rendus à l’État congolais.













