RDC–Burundi : plus de 100 000 réfugiés accueillis en moins d’un mois, près de 500 000 déplacés au Sud-Kivu

RDC–Burundi : plus de 100 000 réfugiés accueillis en moins d’un mois, près de 500 000 déplacés au Sud-Kivu

Le Burundi a accueilli plus de 100 000 réfugiés congolais et rapatriés burundais depuis le 5 décembre 2025, à la suite de la recrudescence des combats dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), principalement dans la province du Sud-Kivu. Selon le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), plus de 101 000 personnes ont franchi les points d’entrée de Buganda, Gatumba et Rumonge, fuyant les violences autour de Kamanyola, Luvungi, Katogota et Uvira.

Parmi ces déplacés figurent plus de 90 000 réfugiés congolais, ainsi qu’environ 11 000 Burundais qui vivaient en RDC. Face à cet afflux massif, plus de 62 000 personnes ont déjà été transférées vers le site de Busum. Le HCR avertit que la situation sécuritaire se dégrade rapidement et appelle à une mobilisation urgente afin d’assurer l’enregistrement et l’assistance humanitaire des nouveaux arrivants.

À l’intérieur de la RDC, la situation reste critique. Le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA) indique que l’escalade du conflit armé a provoqué le déplacement d’environ 500 000 personnes depuis début décembre dans les territoires d’Uvira, Fizi, Kalehe ainsi que dans certaines zones du Tanganyika. Ces populations vivent dans des écoles, des églises, des sites surpeuplés ou au sein de familles d’accueil déjà vulnérables, tandis que des pillages de 7 structures de santé et de 8 écoles ont été signalés.

Cette crise sécuritaire s’accompagne d’une urgence sanitaire. Entre le 14 et le 21 décembre, au moins 409 cas de choléra, dont 8 décès, ont été enregistrés dans les territoires de Fizi et d’Uvira. L’OCHA souligne que les capacités de réponse humanitaire restent extrêmement limitées en raison des contraintes sécuritaires, logistiques et de l’accès restreint aux zones affectées, aggravant la vulnérabilité de centaines de milliers de civils.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ne manquez aucune nouvelle importante. Abonnez-vous à notre newsletter.