La ville de Kinshasa franchit une étape importante dans la réforme de sa gouvernance financière avec l’institution officielle du quitus fiscal urbain, un nouveau document administratif destiné à améliorer la mobilisation des recettes locales et à renforcer la discipline fiscale des contribuables.
L’annonce a été faite ce mardi par le ministre provincial des Finances, de l’Économie et du Numérique, Magloire Kabemba, à l’occasion du lancement de la campagne de recouvrement de l’impôt foncier pour l’exercice 2026, organisé dans la commune de Bandalungwa, au centre de la capitale congolaise.
Selon le ministre, le quitus fiscal urbain est délivré par le receveur de la Direction générale des recettes de Kinshasa (DGRK) ou par son représentant dûment mandaté. Il s’agit d’un imprimé sécurisé attestant qu’une personne physique ou morale est en règle avec l’ensemble de ses obligations fiscales urbaines au moment de sa délivrance.
« Ce document certifie que le contribuable a acquitté l’impôt foncier, l’impôt sur le revenu locatif ainsi que, le cas échéant, l’impôt sur le véhicule », a précisé Magloire Kabemba devant les autorités municipales et les contribuables présents.
À travers cette innovation, l’exécutif provincial ambitionne de lutter efficacement contre l’évasion fiscale, d’améliorer la traçabilité des paiements et d’assainir durablement la gestion des finances urbaines. Le quitus fiscal urbain est appelé à devenir un document de référence dans les démarches administratives et les transactions économiques, en tant que preuve de conformité fiscale.
Le lancement de la campagne de recouvrement de l’impôt foncier pour l’exercice 2026 s’inscrit ainsi dans une dynamique globale visant à accroître les ressources propres de la ville et à renforcer la capacité de Kinshasa à financer les services publics urbains essentiels.













