À Lubumbashi, la Police nationale congolaise a mené une vaste opération de bouclage ayant permis l’interpellation de quatorze présumés criminels impliqués dans des actes de banditisme urbain, ainsi que de six ressortissants indiens en séjour irrégulier, soupçonnés d’exploiter une unité clandestine de fabrication de boissons fortement alcoolisées.
Par Patient MBY
La Police nationale congolaise (PNC) a présenté à la presse, ce mercredi 11 février, quatorze présumés criminels interpellés au cours d’une opération de bouclage élargie menée dans plusieurs communes de Lubumbashi, chef-lieu du Haut-Katanga.
Selon les services de sécurité, ces suspects seraient impliqués dans une série d’actes de banditisme urbain perpétrés notamment dans les quartiers Kashamata, Kasungami et Kalebuka (commune Annexe), ainsi que Monashaba, Kaponda Sud et Nord, Muteb Enfam, Katuba-Kananga, Katuba 1, 2 et 3 (commune de Katuba).
D’après la police, ils opéraient à l’aide de cisailles, machettes, barres de mine, couteaux et pinces, semant la psychose au sein de la population.
Au cours de la même opération, les éléments de la PNC ont découvert une unité clandestine de fabrication de boissons fortement alcoolisées, jugées impropres à la consommation.
L’installation, située dans une concession de la cellule Inera, dans le quartier Kashamata (commune Annexe), serait exploitée par des ressortissants indiens.
Six sujets indiens, en situation irrégulière sur le territoire congolais et ne disposant d’aucun document de séjour, ont été interpellés sur place.
Les forces de l’ordre ont procédé à la saisie de plusieurs produits et matériels, notamment des flacons de whisky, des bidons de 20 litres d’hydrochlore, des contenants de 5 litres, des sacs de soude caustique, un sac de farine, ainsi que des étiquettes, affiches et divers emballages.
Le porte-parole de la police, le major Charles Lwamba, a indiqué que ces boissons seraient principalement écoulées auprès de délinquants, susceptibles de commettre des actes criminels après leur consommation.
Les personnes interpellées devraient être déférées devant les instances judiciaires compétentes, tandis que les enquêtes se poursuivent afin d’identifier d’éventuels complices.













