Après plus de quatre décennies sans données démographiques actualisées, la République démocratique du Congo s’engage résolument dans la relance du Recensement général de la population et de l’habitat. La signature d’un accord stratégique entre le ministre d’État au Plan, Guylain Nyembo, et le UNFPA marque une étape clé dans l’accélération de ce processus vital pour la planification des politiques publiques.
Par Médina
Dans le cadre de la relance du 2ᵉ Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH2), le gouvernement de la République démocratique du Congo a franchi une étape décisive. Le ministre d’État, ministre du Plan, Guylain Nyembo, a signé un protocole d’accord stratégique avec le UNFPA, principal partenaire technique du processus.
Cette collaboration vise à accélérer la mise en œuvre du recensement national, une opération d’envergure attendue depuis plus de quarante-deux ans et essentielle à la planification des politiques publiques.
Reçu ce jour par le ministre d’État, le représentant résident de l’UNFPA, Alain Akpadji, accompagné du conseiller technique régional Fedrick Okwayo, a fait le point sur les avancées techniques, programmatiques et financières du processus. Les échanges ont notamment porté sur la gestion du panier commun de financement, validé en Conseil des ministres, ainsi que sur la préparation de la table ronde de mobilisation des ressources prévue le 20 mars prochain.
Les deux parties ont également souligné l’importance d’une communication inclusive et d’un mécanisme d’implication de l’ensemble des parties prenantes, afin de garantir une large adhésion nationale à cette opération stratégique.
La cartographie censitaire, première étape clé du RGPH2, débutera en mars de l’année en cours. Elle sera suivie par les opérations de dénombrement proprement dites, prévues sur l’ensemble du territoire national entre 2026 et 2027.
« Nous saluons les progrès réalisés ainsi que l’engagement politique au plus haut niveau. L’UNFPA poursuivra son appui technique afin d’accompagner le gouvernement congolais dans cette dynamique », a déclaré Fedrick Okwayo.
Pour rappel, le coût global du recensement est estimé à 192 millions de dollars américains. À ce jour, le gouvernement congolais a déjà mobilisé 30 millions de dollars, traduisant sa volonté d’aboutir à la production de données démographiques fiables, indispensables à la gouvernance et au développement du pays.













