La République démocratique du Congo propose la mine de coltan de Rubaya, l’un des plus riches gisements de tantale au monde, aux investisseurs américains, malgré son contrôle par les rebelles du M23. Ce projet s’inscrit dans la stratégie de Kinshasa visant à attirer des capitaux étrangers et à sécuriser l’exploitation des minerais critiques, au cœur de tensions persistantes dans l’est du pays.
Par la rédaction
La RDC a inclus la mine de coltan de Rubaya, contrôlée par les rebelles du M23, dans une liste d’actifs stratégiques proposés aux États-Unis dans le cadre d’un accord de coopération minière. Cette mine, située au Nord-Kivu, est l’un des gisements de tantale les plus riches au monde et représente environ 15 % de la production mondiale de coltan, rapporte Reteurs.
Selon un document gouvernemental, la mine de Rubaya a besoin de 50 à 150 millions de dollars pour redémarrer et augmenter sa production commerciale. Les États-Unis souhaitent avoir accès à un large éventail de ressources naturelles pour contrer la domination de la Chine en Afrique et constituer un stock stratégique de métaux critiques.
La proposition de la RDC vise à inciter les États-Unis à reprendre militairement la zone pour le compte du gouvernement congolais, selon un haut responsable du M23. Le gouvernement congolais n’a pas immédiatement répondu à la demande de commentaires .
Les autres projets prioritaires du Congo pour les investisseurs américains incluent le gisement géant de lithium de Manono, le complexe de cuivre-cobalt de Chemaf et l’expansion du complexe de germanium-gallium STL à Lubumbashi.













