Le Sénat congolais doit se prononcer ce mercredi sur la mise en place d’une commission spéciale chargée d’examiner une pétition visant son deuxième vice-président, Modeste Bahati Lukwebo. Initiée par plusieurs sénateurs pour « incompétence », cette démarche intervient dans un climat de tensions internes, sur fond de polémique autour de la révision constitutionnelle.
par Pierre Kabakila
La République démocratique du Congo se réunit ce mercredi en séance plénière pour décider de la mise en place d’une commission spéciale chargée d’examiner une pétition visant le deuxième vice-président de la Chambre haute, Modeste Bahati Lukwebo, accusé d’« incompétence » par plusieurs de ses pairs.
Selon un communiqué signé par la rapporteure du Sénat, Néfertiti Ngudianza, cette plénière prévue à 13 heures devrait formaliser la création de cette commission ad hoc. Celle-ci aura pour mission d’analyser la recevabilité et le fond de la pétition déposée lundi au bureau du Sénat, en marge de l’ouverture de la session ordinaire de mars.
À l’initiative de cette démarche, le sénateur Dany Kabongo évoque une « incompétence notoire » dans l’exercice des fonctions du numéro deux du Sénat. Selon lui, 83 signatures ont déjà été réunies pour soutenir cette action parlementaire. Il insiste toutefois sur le fait que cette initiative n’est pas liée aux prises de position récentes de Modeste Bahati Lukwebo sur la révision constitutionnelle.
Ces déclarations avaient pourtant suscité des remous au sein même de l’Alliance des forces démocratiques du Congo et alliés.
Contesté en interne, l’ancien président du Sénat avait fini par faire un mea culpa, affirmant que ses propos avaient été sortis de leur contexte.
Par ailleurs, des rumeurs annonçant sa démission ont circulé sur les réseaux sociaux. Une information démentie par le secrétariat général de l’Alliance des forces démocratiques du Congo.
La mise en place de cette commission spéciale pourrait ouvrir une nouvelle séquence politique au sein du Sénat, sur fond de tensions internes et de recompositions institutionnelles.













