Le deuil frappe la communauté congolaise après un tragique naufrage survenu dans la nuit du mercredi 18 au jeudi 19 mars 2026. Selon les autorités comoriennes, au moins 18 migrants ont péri noyés, dont 16 ressortissants de la République Démocratique du Congo, après avoir été abandonnés sur un banc de sable par des passeurs.
Par medina
Le drame s’est produit à proximité de la ville côtière de Mitsamiouli, située à environ 40 kilomètres de la capitale Moroni. Les passagers, partis dans l’espoir de rejoindre l’île française de Mayotte, ont été contraints de débarquer en pleine mer par des trafiquants. Croyant être arrivés à destination, nombreux d’entre eux ne savaient pas nager et ont été emportés par les flots.
Le ministre de l’Intérieur des Comores, Mohamed Ahmed Assoumani, a confirmé que sur les 51 personnes à bord, seules 30 ont survécu.
Le Bilan provisoire fait état de 18 morts confirmés dont un enfant de 3 ans, les victimes congolaises 16 corps au total, les garde-côtes poursuivent les recherches pour retrouver au moins 4 corps supplémentaires.
Ce drame souligne une fois de plus la dangerosité de cette route migratoire vers Mayotte, devenue l’un des plus grands cimetières marins au monde. À Kinshasa, la nouvelle a suscité une vive émotion. Les survivants ont été pris en charge dans les structures hospitalières locales, tandis que les autorités tentent de remonter la piste des réseaux de passeurs responsables de ce que l’OIM qualifie de « naufrage volontaire » provoqué par des criminels.
Le gouvernement congolais n’a pas encore communiqué officiellement sur les mesures de rapatriement des corps ou des rescapés.













