La province du Kongo Central est confrontée à une alerte sanitaire préoccupante. À la prison centrale de Mbanza-Ngungu, une épidémie de choléra a coûté la vie à 11 détenus en l’espace de deux jours, révélant la vulnérabilité des milieux carcéraux face aux maladies.
Par Medina
Selon des sources locales et médicales, la propagation de la maladie a été particulièrement rapide. Sept décès ont été enregistrés le vendredi, suivis de quatre autres le samedi 28 mars.
Cette situation est attribuée aux conditions de détention précaires : surpopulation, manque d’accès à l’eau potable et insuffisance alimentaire. Un environnement qui favorise la propagation des maladies hydriques.
Face à ce drame, le député national Pierre Nsumbu Mutukalavo appelle à une intervention urgente du gouvernement. Il plaide notamment pour une prise en charge médicale immédiate des détenus et l’approvisionnement en kits sanitaires.
Cette flambée intervient dans un contexte de résurgence du choléra dans plusieurs zones du Kongo Central, notamment à Luozi, où les autorités sanitaires ont déjà renforcé les mesures de riposte.
En attendant des actions concrètes, l’inquiétude grandit quant à l’évolution de la situation au sein de la prison.













