RDC : Colette Braeckman confirme : plus de doute, Joseph est fils de M’zée Kabila

Ce sujet est l’un des plus clivants en République démocratique du Congo. Malgré ses 18 ans de gouvernance, les critiques de Joseph Kabila sont restés campés sur une rhétorique dont eux seuls avaient le secret. : Joseph Kabila n’était pas le fils de son père. Ils ont déployé une énergie considérable pour tenter de démontrer le contraire par des preuves, sans jamais y parvenir, allant jusqu’à opposer leur parole à celle de son défunt père.

Par Gédéon ATIBU

Ce débat, qui se pose avec acuité particulière, reste omniprésent dans les milieux politiques congolais. L’opinion a longtemps été poussée à croire à une vérité qui n’en était pas une, si l’on en croit Colette Braekaman, célèbre journaliste du journal Le Soir. Lors de l’un de ses multiples voyages dans la région de Fizi, elle a pu enquêter et confronter les faits pour mettre fin à la propagande dont Kabila était victime de la part d’anciens mobutistes.

« Je me suis dit : « puisque je suis ici , je vais… ce n’est pas compliqué, je vais parler avec les gens. Et donc j’ai été parler avec les villageois et tout ça, et je suis tombée sur des vieux qui me disaient : « mais nous, nous avions connu le père Kabila. Son maquis n’était pas très loin de Fizi, dans la montagne, c’était par là. Bon, une dame qui dit : « mais nous, vieille, j’ai assisté au baptême des jumeaux quand ils sont nés dans le maquis. On a fait une petite fête et on est allé au baptême de Joseph et de sa sœur Jaynet», a-t-elle déclaré dans une interview accordée au média Télé Shaba basé à Bruxelles.

Dans le maquis à Fizi, le lien avec les villageois était naturellement puissant que les témoignages recueillis étaient lourds de sens, bien au-delà du simple caractère informatif. Colette Braekaman affirme que ce fut une belle expérience déterminante pour elle d’en arriver à cette conclusion : « J’avais la preuve que ce maquis existait, que Laurent Désiré Kabila avait quand-même résisté, était présent longtemps, que Joseph et Jaynet étaient bien ses enfants…et donc j’ai rencontré après des témoins en Ouganda qui avaient connu Joseph Kabila en Ouganda aussi », a-t-elle ajouté.

Après des années de doute, ce témoignage de Colette Braekaman ne saurait toutefois mettre fin définitivement à ce débat tant qu’il restera entouré de mystères. Malgré les attaques, Joseph Kabila ne s’est jamais défendu personnellement, mais l’on peut s’accorder à dire qu’il a aujourd’hui trouvé des défenseurs qui ne sont pas issus des milieux politiques.

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