Les choses semblent aller plus vite en faveur des Kimbaguistes du monde entier. Quatre jours seulement après son annonce depuis Nkamba, Félix Tshisekedi vient de demander au gouvernement d’engager les démarches administratives nécessaires pour faire reconnaître officiellement Nkamba, berceau du Kimbanguisme, comme une ville sainte.
Par Gédéon ATIBU
Cette décision a été prise lors du Conseil des ministres du 10 avril 2026, apprend-on. À travers cette instruction, le chef de l’État veut donner une base légale à un statut déjà reconnu par de nombreux fidèles et citoyens congolais depuis le lundi 6 avril dernier.
Comme le soutiennent nombre d’observateurs, cette initiative vise à mieux organiser ce site religieux et à encadrer les activités qui s’y déroulent. Nkamba accueille régulièrement des pèlerins venus du monde entier. Le gouvernement est ainsi appelé à mettre en place des mesures pour protéger ce lieu et préserver son caractère sacré face à son importance sur le plan spirituel.
Considérée comme le cœur de l’Eglise kimbanguiste, Nkamba est étroitement liée à l’histoire de papa Simon Kimbangu. Cette cité occupe une place importante dans la vie spirituelle en République démocratique du Congo. Le 6 avril, date du début du Kimbanguisme, est d’ailleurs déjà reconnu comme jour férié dans le pays depuis le 30 mars 2023 grâce à une ordonnance présidentielle.
La décision du Conseil des ministres est consécutive à l’annonce faite par le président de la République. En effet, le 6 avril 2026, lors de sa visite à Nkamba, Félix Tshisekedi avait déclaré vouloir accorder un statut spécial à cette cité, en la qualifiant de ville sainte.
Ce jour-là, des milliers de fidèles Kimbanguistes étaient réunis pour commémorer le 105ᵉ anniversaire de l’Église kimbanguiste. Comme c’est souvent le cas toutes les années, des chants, des prières et plusieurs manifestations religieuses avaient marqué la journée à travers le monde entier. Plusieurs personnalités politiques, dont la Première ministre Judith Suminwa, avaient également pris part à l’événement.
Pour l’instant, les contours précis de ce futur statut ne sont pas encore connus. Le gouvernement devra donc définir les implications concrètes de cette reconnaissance, notamment sur les plans administratif et institutionnel. Toutefois, pour de nombreux Congolais, cette démarche vient confirmer une réalité spirituelle déjà profondément ancrée autour de Nkamba.
«Reconnaître Nkamba, c’est inscrire dans la pierre ce que nos chants et nos luttes ont déjà proclamé : ville sainte, cœur du Grand Kongo. Nkamba ville sainte n’est pas seulement une décision politique, c’est la continuité d’une mémoire vivante. Les ancêtres sourient, la conscience s’élève», commente un internaute congolais, fier de la décision des autorités congolaises.













