Le gouvernement congolais alerte sur l’utilisation massive des services de télécommunications par des groupes de bandits dans la commission de leurs actes criminels. Ce constat intervient après une série de braquages en pleine journée et des cambriolages qui sont devenus monnaie courante dans la capitale Kinshasa.
Par Patient MBY
Lors de la 86ème réunion du Conseil des ministres, le ministre de l’Intérieur a annoncé des mesures drastiques temporaires visant à limiter le recours des criminels aux services de télécommunications, dont :
- Définir des exigences renforcées et obligatoires d’identification pour l’acquisition de cartes SIM ;
- Formuler des mesures visant à limiter le nombre de cartes SIM par individu ;
- Élaborer une stratégie nationale de relance de la campagne d’identification et de sensibilisation des abonnés, incluant les zones rurales;
- Formuler des dispositions spécifiques relatives à l’identification des abonnés étrangers.
Ces décisions, jugées pragmatiques, ressortent d’une réunion tenue entre le ministre de l’Intérieur et son collègue des Télécommunications, les services de sécurité, ainsi que les opérateurs de télécommunication, pour analyser la recrudescence du recours massif par les malfrats pendant leurs opérations.
Ces mesures adoptées seront, selon le compte rendu du Conseil des ministres, appliquées en urgence afin de démanteler les réseaux criminels. Avant la mise en œuvre effective du fichier national d’identification, il apparaît indispensable d’agir.
La ville de Kinshasa est confrontée ces derniers jours à la montée du banditisme urbain, incluant les braquages, les cambriolages, les agressions et les enlèvements, fragilisant la quiétude de la population.













