RDC : L’Assemblée nationale déclare recevables les accords de Washington avec les États-Unis et le Rwanda

Par MEDINA

Dans une séance plénière décisive ce lundi 13 avril 2026, la chambre basse du Parlement a franchi une étape majeure pour la diplomatie et la sécurité nationale. Les députés ont déclaré recevables deux projets de loi autorisant la ratification d’un partenariat stratégique avec les États-Unis et de l’accord de paix avec le Rwanda, signé en juin 2025

C’est un tournant pour la République démocratique du Congo. Défendus par la ministre des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, ces deux textes souvent qualifiés d’ accords de Washington visent à stabiliser l’Est du pays tout en ancrant la RDC dans un partenariat économique de premier plan avec la première puissance mondiale.

Le premier texte scelle une alliance de long terme entre Kinshasa et Washington. Cet accord repose sur des piliers critiques tels que l’énergie, les infrastructures, la sécurité et, surtout, la gestion des minéraux stratégiques.

Comme l’a souligné la ministre, ce cadre prévoit un accès sécurisé des États-Unis aux ressources telles que le cobalt et le germanium, tout en garantissant à la RDC des mécanismes de suivi conjoints et le respect strict de sa souveraineté nationale.

L’enjeu est de transformer localement ces richesses pour stimuler l’économie nationale.

Le second projet de loi porte sur l’accord de paix historique conclu le 27 juin 2025. Ce texte prévoit la cessation immédiate des hostilités, le respect mutuel de l’intégrité territoriale, le désengagement progressif des forces armées, et la mise en place d’un mécanisme conjoint de coordination sécuritaire.

Malgré l’espoir suscité, le débat a été marqué par la prudence de plusieurs élus. Nombreux sont ceux qui ont insisté sur la nécessité d’une vigilance parlementaire accrue, pointant du doigt les antécédents de la partie rwandaise dans le respect de ses engagements passés.

Fait rare au Palais du Peuple, l’opposition s’est jointe à la majorité pour soutenir ces initiatives. Les interventions de Célestin Musao (Ensemble et alliés) et de Gratien de Saint-Nicolas Iracan (Non-Inscrits) ont toutes deux abondé dans le sens d’une validation rapide des textes.

Face à cette unanimité de façade, le député Pierre Sumeyi a soumis une motion incidente pour clore le débat, arguant que la poursuite des échanges était superflue puisque l’essentiel de la classe politique soutenait déjà les projets. La motion a été adoptée, mettant fin aux discussions en plénière.

Les deux textes ont été immédiatement envoyés à la commission des Relations extérieures. Cette dernière dispose d’un délai serré de 24 heures pour déposer son rapport avant le vote final en vue de la ratification.

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